Bibliographie inédite des publications françaises sur Nietzsche 1868-1940

(Laure Verbaere et Donato Longo)

 

(en savoir plus)

Jean-Baptiste Séverac (1879-1951)


Professeur et journaliste français, Jean-Baptiste Séverac est un militant socialiste.



SEVERAC J. B., Nietzsche et Socrate, thèse de l'Université de Montpellier, 1906.

 

SEVERAC J. -B., "La Vie de Frédéric Nietzsche, par Daniel Halévy", {Revue des livres}, in Le mouvement socialiste, décembre 1909, p. 395-396.

Commence par postuler, comme Elisabeth Förster-Nietzsche et Henri Lichtenberger l'ont toujours affirmé : "S'il est toujours vrai que la vie d'un poète, d'un artiste ou d'un philosophe est le commentaire indispensable de son œuvre, c'est tout particulièrement vrai quand il s'agit de Frédéric Nietzsche." (p. 395)

Continue en citant un passage de La philosophie de Nietzsche d'Henri Lichtenberger qui explique que celle-ci est "avant tout l'histoire de son âme." Séverac ajoute aussitôt : "Toute biographie de Nietzsche - à condition qu'elle soit exacte - nous aidera singulièrement à comprendre sa pensée. Mais elle sera d'autant plus précieuse qu'elle se donnera davantage comme un commentaire de l'œuvre. Les détails extérieurs, les petits faits de la vie matérielle auront peu de prix. Les études, les amitiés, les actes, les milieux géographiques jetteront au contraire une lumière très vive." (p. 396)

Reconnaît que c'est la tâche que s'est fixé Daniel Halévy : "Il a voulu nous faire connaître le Nietzsche "intérieur". (...) Les recherches, les lectures, les voyages, les méditations nécessaires à l'accomplissement d'une telle tâche, on devine que M. Daniel Halévy les a tous faits. On sent qu'il connaît dans tous ses détails l'existence de Nietzsche. Mais toutes ces choses n'ont été pour lui que les matériaux bruts de l'œuvre à réaliser." (p. 396)

Conclut en adressant à Halévy le plus beau des compliments et exprime explicitement ce que le livre représentera désormais en France: "Le résultat est que La Vie de Frédéric Nietzsche est un beau livre en même temps qu'un livre vrai. C'est par sa lecture qu'il faudra désormais commencer ou recommencer l'étude de la philosophie de Nietzsche, et, au cours de cette étude, c'est au livre de M. Daniel Halévy qu'il faudra recourir s'il advient que l'on se sente perdu." (p. 396)

 

SEVERAC Jean-Baptiste, "Nietzsche et le socialisme", in Le Mouvement socialiste, février 1911, p. 142-147.

Compte-rendu de l'article de Charles Andler: "Les opinions sociales de Nietzsche" (p. 144-147) 

 

SEVERAC Jean-Baptiste, "Nietzsche et la jeunesse d'aujourd'hui", in Le Mouvement socialiste, mars 1911, p. 222-224.

"L'influence d'un homme comme Nietzsche est difficile à mesurer, parce qu'il n'est pas aisé de dire au juste où commence et où finit son originalité et même en quoi précisément elle consiste. Est-elle faite de formules ou d'une certaine puissance de suggestion? Est-ce sa pensée qui est neuve ou son attitude? Ses constructions ou sa critique? Ses idées ou sa forme? Et puis Nietzsche est encore bien près de nous, et ses œuvres sont peut-être de celles dont l'action est lente et les voies souterraines. N'a-t-il pas dit lui-même qu'il n'était pas l'homme d'un avenir immédiat, qu'il laissait le lendemain à d'autres et se réservait le surlendemain?

(...)"

Nietzsche Podach Stefan Zweig